Sablés sans gluten à l’huile de coco et à la fleur de sel

Bonjour ! Avant tout, comme d’habitude, un gif mignon :

En ce moment, j’écoute Victoria des Kinks en boucle. J’ai envie de peindre un mur de mon salon en gris foncé et un mur de mon bureau en bleu profond. J’ai vu l’exposition Soutine à l’Orangerie, et du coup les Nymphéas de Monet (à couper le souffle) et ça m’a donné envie d’aller à Giverny. Je veux aussi partir en Chine (je veux voir les petits villages dans l’eau autour de Shanghaï et Huang Shan) et à Copenhague. Je pars à Prague dans deux semaines. Je peine à contenir ma trépignation en attendant la sortie du NOUVEL ALBUM DE EELS EN FÉVRIER.
Pour résumer :
– je veux faire des trucs.
– je trépigne.
Sinon vous saviez que le rôle de Marty McFly devait à l’origine être joué par un autre mec ?  C’était Eric Stoltz, le mec. Vous voyez qui c’est ? Non ? Exactement.  Il avait été choisi au casting, mais au bout de 5 semaines de tournage, le réalisateur a dit : mmmh rendons plutôt Michael J. Fox riche et célèbre à la place.

Holala les emporte-pièces Pacman ! 

Je crois qu’il y a pas tellement plus simple comme recette, même les plus pourris-de-la-cuisine d’entre vous peuvent la faire. Certes, il faut aimer la noix de coco, mais QUI sont les gens qui n’aiment pas ? (mon mec). Ils sont DÉLICIEUX. Hyper croustillants, sucrés juste ce qu’il faut, riches mais pas écoeurants.

Pour une bonne vingtaine de sablés : 

150 g de farine de riz complet
50 g de sucre de coco ou de canne blond
60 g d’huile de coco à température ambiante (figée, donc)
1 pincée de fleur de sel, ou du sel de votre choix
2 cuillères à soupe d’eau froide

– Préchauffez votre four à 180 degrés.
– Mélangez la farine, le sel et le sucre.
– Incorporez l’huile.
– Il y a de fortes chances que ça soit trop sec, donc ajoutez 1 cuillère à soupe d’eau à la fois jusqu’à ce que vous puissiez former avec vos mains une boule (friable, un peu, pas collante du tout, il faut que ça puisse à peine se tenir) avec la pâte.
– Étalez la pâte sur 2 ou 3 millimètres, découpez avec un emporte pièce ou un couteau, et disposez sur une plaque couverte de papier cuisson.
– Laissez cuire au four 12 minutes environ (ils doivent commencer à prendre quelques couleurs, pas trop, un peu, juste).
– Sortez du four, laissez refroidir sur la plaque (ne les touchez pas, il faut qu’ils durcissent).
– Goûtez quand c’est tiède  parce que vous ne pouvez pas attendre plus longtemps :  laissez tomber la CROUSTILLANCE.

Oui, ceci est une photo Yogi Tea ringarde, laissez-moi tranquille.

Continue Reading

Porridge d’avoine à la butternut, sirop d’érable et flocons de châtaigne

Ça fait longtemps, hein ? En plus je vous ai traumatisés avec mes smoothies aux fanes de navets et mes salades de betterave. Pour me faire pardonner :

J’ai envie d’acheter :
– Le journal intime de Sophie Tolstoï (apparemment elle balance assez sévèrement sur Léon, avec qui elle a eu 13 ENFANTS).
L’Amérique au jour le jour : 1947, de Simone de Beauvoir : c’est parce que j’ai hyper envie de faire un road-trip aux États-Unis (d’ailleurs j’aimerais profiter de cette occasion pour proclamer ma haine envers les gens qui parlent de « road-movie » quand il ne s’agit pas d’un film, mais d’un roman ou d’une bande-dessinée).

Sinon je re-regarde 24 en ce moment, et j’avais oublié à quel point Kim Bauer était une petite écervelée insupportable. J’ai envie de la gifler. La première fois que j’ai vu cette série, j’habitais encore dans mon petit studio sur la Butte aux Cailles, et j’allais louer les DVD à la machine (genre distributeur Vidéo Futur mais avec moins de choix). J’étais tellement à fond que je me souviens être allée rendre un DVD juste terminé à 2 heures du matin en pyjama pour l’échanger contre le suivant, l’attente étant à ce point insoutenable (gardez bien en tête que je vous parle ici de la même personne qui parfois préfère avoir soif pendant une heure plutôt que de se lever pour aller chercher un verre d’eau).

Bon. Donc l’automne est revenu, et avec lui ses courges douces et merveilleuses. Je les ai toujours préférées en version sucrée, même si en soupe c’est aussi de la pure régalade. Ce porridge (qui n’en est pas vraiment un officiellement je pense) est délicieux, ultra réconfortant et super simple à faire. Pensez juste à mettre l’avoine à tremper avant d’aller vous coucher. Le lendemain, elle sera assez ramollie pour faire une délicieuse crème toute douce.

Pour un porridge-doudou :

50 g d’avoine décortiquée (ça se trouve en magasin bio)
110 g de butternut déjà cuite
1 cuillère à soupe de lait végétal de votre choix (ou d’eau)
1 datte medjool (ou 2 Deglet Nour)
Quelques amandes
Quelques raisins secs (mon dieu je vous ai pas dit : J’ADORE les raisins secs maintenant)
Des flocons de châtaigne toastés (vous trouverez ça aussi en magasin bio)
Du sirop d’érable en veux-tu en voilà
Une pomme (ou un autre fruit de votre choix, mais je trouve que la pomme marche hyper bien avec le reste)
Si vous voulez : un tout petit peu de sésame

– La veille, mettez l’avoine à tremper dans de l’eau fraiche. Le lendemain, égouttez, et rincez bien.
– Dans votre blender, votre mixeur, ce que vous avez comme appareil, mettez : l’avoine, la butternut, la datte. Mixez. Si vous voulez rendre la crème plus fluide ajoutez un peu de lait végétal.
– Versez dans un bol, puis ajoutez la pomme coupée en petits morceaux, les amandes concassées grossièrement (ou pas), les flocons de châtaigne (bien croquants), les raisins secs et arrosez de sirop d’érable. Saupoudrez d’un peu de sésame, éventuellement.
– Régalez vous et ayez hâte d’être demain pour refaire la même chose. Bisous.

Continue Reading

Smoothie vert aux fanes de navets

Bon alors donc, j’étais en Israël, chez ma mère.

Source de l’image : Bang It Out

Elle vit à Ashdod, au sud de Tel-Aviv, dans un quartier où les 3/4 des habitants sont des français qui, comme elle, ont décidé qu’ils ne se sentaient pas en sécurité en France. Ah ça, Israël est BIEN PLUS CALME : vous savez, la sirène du premier mercredi du mois ? Bin je l’ai vécue en direct là-bas, sauf que c’était parce qu’une roquette allait tomber sur la ville, et qu’on avait 45 secondes pour se mettre à l’abri. SYMPA. Il s’est avéré après coup que c’était une fausse alerte, mais pendant 5 minutes, c’était bien flippant (ça ne m’a pas empêché de courir dans la chambre forte avec ma pita fourrée de crudités et de houmous dans la main)(je suis pathétique).

Cette semaine, en plus de cette démonstration par l’exemple de mes priorités dans la vie, il y a eu :
– la grande plage déserte et les maîtres-nageurs qui te crient dessus quand tu vas trop loin dans la mer,
– les petits-dejs de tomates cerises, de mini concombres et de poivrons délicieux coupés en tout petits dés,
– le fourmillant marché de Ramla, ses jus de grenade fraiche, ses olives qui sentent trop bon et ses pitas brûlantes parce qu’elles sortent tout juste du four,
– les dattes Medjool et les mangues comme s’il en pleuvait,
– les premières vacances avec mon frère en 15 ans et donc beaucoup de blagues de pets (les meilleures), et de conversations cocasses sur le caca,
– la musique israélienne à fond à la radio dans la voiture (j’ai encore envie de mourir par noyade en y repensant : POURQUOI cet amour du synthé ?).

Il y a eu aussi ma découverte de l’huile d’avocat. Ma mère en met dans ses salades, moi j’ai eu l’idée de génie de m’en tartiner le visage, pour voir. Hé bien grand bien m’en a pris : c’est devenu ma « crème de jour ». Elle pénètre tout de suite, ne laisse pas la peau grasse du tout, et hydrate sur la durée (si je saute un jour ma peau est encore toute douce). J’en suis encore toute retournée, pourquoi personne ne m’avait rien dit ?

Sinon en ce moment, vous avez dû le constater, je suis pas mal dans le cru, et je me suis lancée dans les smoothies verts, le matin.

Vous voyez comme j’ai mis ma paille de blogueuse de cuisine pour vous amadouer ?

J’ai du bol, j’habite à deux pas du 104, à Paris, où se tient toute l’année, le samedi matin entre 11h et 14h, un marché de petits producteurs de fruits et de légumes bio d’Ile de France. Donc hier, j’ai ramené tout un tas de trucs dont : une botte de betteraves, une botte de navets, et une botte de carottes. Et qui dit botte, dit fanes. Et vous ne savez pas quoi faire de vos fanes ? Hé bien mettez les dans vos smoothies verts, elles vous apporteront plein de bonnes choses.

Là, j’ai fait un super smoothie avec des fanes de navet. Elles sont hyper riches en vitamine C, A, en calcium, en magnésium, en phosphore, et en acide folique.
Si vous croyez que je vous vois pas faire la tronche. Honnêtement, j’avais un peu peur, moi aussi, mais c’est HYPER bon, mélangé avec les fruits c’est tout frais et sucré, c’est une super façon de commencer la journée.

Pour un verre :

– Mettez dans votre blender  :
Une grosse poignée de fanes de navets (crues évidemment) (j’ai un Vitamix donc j’ai mis les tiges avec, je ne sais pas ce que peut supporter votre blender)
Une banane (congelée si vous avez)
Une orange pelée
Une pincée de vanille en poudre
Éventuellement quelques glaçons si vous voulez un smoothie ultra frais
Si vous voulez sucrer encore plus : une datte medjool, ou de la pâte de dattes (j’en ai pas mis)
Un peu d’eau, à ajuster petit à petit
– Mixez. Mmm voilà.

Continue Reading

Brownie sans cuisson

Je viens de  résoudre un grand mystère de ma vie, à savoir pourquoi je préfère les chiens aux chats. En mettant de côté mes affinités et mon passé personnels avec ces animaux (Pepsi, la Setter Irlandais de ma tante, trop mignonne et pleine d’amour, contre Wallis, la raclure de chat imprévisible) : les chiens ont tout le temps l’air triste (physiquement, je veux dire, quand on regarde leurs yeux), et les chats ont tout le temps l’air hyper énervés. Ils froncent les sourcils en permanence. Franchement, même Maru, le chat le plus mignon et drôle du monde :

Source originale : Youtube, Gif : Your Daily Dose of Maru

Depuis quelques temps, grâce à Ophélie, je commence à m’intéresser au crudivorisme. Ça me paraissait hyper compliqué, et puis j’ai fait son simplissime Parfait au sarrasin, puis son incroyable  « Grawnola ». Depuis je suis obsédée par l’idée d’acheter un déshydrateur.

La recette ci-dessous vient du blog de Sarah Britton, « My New Roots« . Ma version n’est pas crue puisque 1) je n’avais pas de cacao cru (je vais m’empresser d’aller en acheter), 2) j’étais même en dèche de cacao tout court, du coup j’ai mis du chocolat fondu pour remplacer. Il a donc BEAUCOUP moins d’intérêt nutritionnel qu’un vrai brownie cru, mais il est quand même pas mal. Et SURTOUT : OH MON DIEU LA TUERIE. La texture est TARÉE. Il est hyper fondant et riche, je vais en refaire tout le temps. Et surtout il est tellement simple et rapide à faire (en 5 minutes c’est plié), le seul sucrant c’est les dattes, la seule matière grasse c’est les noix… Encore un gâteau de folie bon pour vous.

Je vous mets ce que j’ai utilisé moi, n’hésitez pas à faire la recette exacte de Sarah, qui est sans aucun doute parfaite.

Pour 2 parts individuelles : 

50 g de noix
75-80 g de dattes Medjool (♥ le caramel de la nature ♥)(si elles sont trop sèches, laissez-les tremper quelques minutes)
20 g de cacao en poudre (cru si vous avez) et 30 g de chocolat noir fondu (ici Kaoka 55 %)
OU  25 g de cacao cru
une grosse pincée de sel (ne l’oubliez pas)

– Mixez les noix puis ajoutez le cacao et le sel dans votre blender, pour que ça fasse une poudre grossière.
– Ajoutez les dattes une par une, surtout si vous avez un mixeur faiblard.
– Ajoutez le chocolat fondu (vite fait au micro-ondes ou au bain marie)
– Tapissez deux petit ramequins de papier sulfurisé, et répartissez la pâte dedans en écrasant avec les doigts.
– Laissez un peu au frais, et encore c’est même pas obligé, moi je préfère à température ambiante.
– C’est tout !

La texture est DINGUE. Vraiment. C’est riche, sucré, fondant, chocolaté. Et c’est sain, surtout si vous prenez des ingrédients de qualité (notamment du cacao cru).

Note : Sur les photos, il sortait du frigo, d’où son apparence un peu « rigide ». Laissez-le à température ambiante 20 minutes avant de le manger, il sera mille fois plus fondant et délicieux.

Continue Reading

Muffins d’automne carotte – noix de coco – chocolat

Avant tout, laissez moi faire ma groupie : mon mec a joué dans le dernier épisode de Bref. J’ai PEUT-ÊTRE regardé le passage dans lequel on le voit 28 fois en boucle. Mon mec, c’est la personne pourvue d’une moustache à partir de 0:54.

Des muffins, maintenant.
Ces muffins sont parfaits pour le temps qu’il fait en ce moment. Leur texture est parfaite : ils sont moelleux, humides juste ce qu’il faut, peu gras et peu sucrés, mais super addictifs avec leurs grosses pépites de chocolat. Y a des légumes dedans, ils vous aiment, faites-les. SI vous n’aimez pas la noix de coco, vous pouvez la remplacer par de la poudre d’amandes (mais honnêtement, on ne sent le goût de la noix de coco que de loin, elle apporte essentiellement du moelleux).

Pour 8 muffins réconfortants :

170 g de farine (ici de la T80)
20 g  de noix de coco râpée
65 g de sucre complet  (davantage si vous les voulez bien sucrés, ils sont assez peu sucrés)(du sucre de canne blond marcherait aussi super)
11 g de levure chimique
1 pincée de sel
1 petite cuillère à café de vanille en poudre (ou d’extrait de vanille, ou un sachet ou 1 cuillère à soupe de sucre vanillé)
200 g de purée de carotte nature (2 carottes cuites mixées)
90 g de yaourt de soja
45 g d’huile de pépins de raisins (ou une autre huile douce en goût de votre choix)
70 g de chocolat noir pas trop corsé (ici du Kaoka 55%)

Le meilleur mug du monde ♥ (il bat vos mugs à plate couture)

– Préchauffez votre four à 180 °C
– Dans un grand bol, mélangez la farine, la noix de coco, la levure, le sel. Ajoutez ensuite le chocolat coupé en morceaux.
– Dans un autre bol, mélangez la purée de carotte, le yaourt, l’huile, la vanille et le sucre.
– Mettez la mixture à la carotte dans le saladier d’ingrédients secs, mélangez juste assez pour tout incorporer. La pâte est épaisse et se tient toute seule, c’est normal.
– Mettez des caissettes dans un moule à muffins (ou huilez/farinez, ou mettez du papier sulfurisé), versez pour remplir entièrement les caissettes.
– Laissez au four pendant 23 minutes environ, puis sortez les muffins et laissez-les refroidir sur une grille.
– Dégustez (ou engloutissez-en 4 d’un coup si vous vous appelez Deborah)  avec un café latte fumant.

Et maintenant, une vidéo réjouissante composée d’un beagle (trop mignon) et d’un demi citron :

Continue Reading

Confiture de tomates rouges à la vanille

Je suis très peu présente parce que je travaille comme une ouf. Je me nourris (de smoothies faits avec MON NOUVEAU VITAMIX, certes, mais aussi) de légumes divers revenus avec de l’oignon et de l’ail dans ma nouvelle sauteuse en fonte naturelle (ça a révolutionné la cuisson des légumes me concernant, je ferai peut-être un article dessus) du coup c’est pas méga palpitant pour le blog.
Sinon je suis tombée sur une idée de génie pour faire des bols-tacos, j’ai hâte d’essayer :

Image :  The Garden Pantry

Sachez que c’est ma première confiture maison, je n’en avais jamais fait avant, et il se peut que ma façon de faire ne soit pas super orthodoxe. Je voulais faire un truc vite fait pour écouler mes tomates trop mûres, j’ai tenté un peu sans savoir à quoi m’attendre, et c’était TROP BON. J’avais très peu de tomates, genre 400 g, du coup ça fait juste un petit pot de confiture, mais comme c’était un essai, c’était parfait. J’en referai.

Pour un petit pot : 

350 g de tomates épépinées et avec le pédoncule retiré (poids épépiné) (vous pouvez les peler aussi, moi la peau ne me gêne pas)
150 g de sucre de canne blond
1/4 de cuillère à café de vanille en poudre (ou 1/2 de sachet de sucre vanillé, ou 1/4 de cuillère à café d’extrait de vanille)
2 cuillères à soupe de jus de citron pressé

– Mettez le tout dans la casserole, faites chauffer à feu doux/moyen.
– Les tomates vont rendre de leur eau, qui va finir par s’évaporer. Remuez régulièrement.
– Comptez une petite demi-heure de cuisson, je pense, pour cette quantité (il n’y en a pas beaucoup).
– Quand ça colle un peu à la casserole (quand ça a une texture de confiture quoi) et que vous pouvez voir le fond quand vous remuez, c’est bon !
– Versez dans un pot en verre propre (voire stérilisé), et laissez refroidir.
Si vous voulez en faire plein et la conserver, stérilisez surtout bien les pots, moi j’ai juste lavé et séché bien soigneusement parce que je sais très bien que dans deux jours y en a plus.

FAITES VOUS PLEIN DE CRÊPES POUR MANGER AVEC.

Avant de vous laisser, une vidéo rigolote d’un petit oiseau mignon qui a la flemme de voler :

Continue Reading

Beurre d’érable maison à mourir de régalade

J’ai découvert le beurre d’érable un jour de printemps l’année dernière, lors d’un passage impromptu à la boutique Thanksgiving, dans le Marais. 160 ridicules grammes de beurre d’érable à tartiner, dans un pot ridiculement petit et cher. J’ai payé sans oser regarder la caissière dans les yeux, j’ai fourré le minuscule bocal dans mon sac, et je suis rentrée chez moi. J’aurais pu faire des crêpes ou un truc un peu élaboré pour mettre en valeur ce génie à l’état pur. A la place, fidèle à moi-même, je n’ai même pas pris la peine de sortir une cuillère, j’ai pathétiquement goûté en trempant les doigts dans le pot. Sachez, mes amis, que c’étaient les 9 euros les mieux dépensés de ma vie.

L’individu.

Je vais pas vous mentir, la version maison (inspirée des Gourmandises d’Isa) coûte cher aussi (surtout si vous achetez du sirop d’érable bio – vous êtes pas obligés, évidemment). Mais ça vaut le coup, VRAIMENT. C’est un des trucs les plus dingues que j’ai mangés dans ma vie.

Il a l’air un peu granuleux mais c’est juste qu’il était un peu froid du frigo.

Pour un petit pot (sur la photo = 1/2 dose) :

250 ml de sirop d’érable
2 cuillères à soupe (mesure US = 15 ml par cuillère à soupe, soit 30 ml en tout) de sirop de riz (pour qu’il soit plus facilement tartinable), se trouve en magasin bio. Note : j’ai vu sur internet des gens qui utilisaient du sirop de maïs ou du sirop de glucose.
Youpi

Pour cette recette il vous faudra un thermomètre (j’ai un petit Ikéa qui fait bien l’affaire), parce qu’à quelques degrés près, ça marche pas pareil.
C’est super simple, il faut juste s’organiser un peu.

– Dans une petite casserole, mélangez le sirop de riz et le sirop d’érable. Amenez le mélange à ébullition, jusqu’à ce que la température atteigne 111°C (officiellement c’est 111,5 °C, mais mon thermomètre a pas de demi degrés et 111°C c’était très bien). Ça prendra une dizaine de minutes.
–  Une fois la température atteinte, mettez la casserole dans un récipient remplie d’eau froide et de glaçons, pour faire refroidir le mélange (si je ne suis pas claire, évidemment, vous ne mettez pas d’eau DANS la casserole, il s’agit de faire refroidir le récipient-casserole).
– Quand la température est retombée à 20°C,  fouettez avec un batteur électrique pendant quelques minutes. Le sirop va devenir plus crémeux même s’il est encore assez collant à ce stade (mon batteur a un peu mouliné).
– Transférez le dans un bocal, puis laissez au frigo pendant 2 heures. La texture va changer et devenir toute crémeuse.
– Léchez tout ce qui a touché le beurre d’érable : la casserole, la spatule, la cuillère, le thermomètre, le sol.
– Sortez du frigo, trempez un doigt dedans : c’est le truc le plus incroyable que vous avez goûté dans votre vie. Vous pouvez mourir, maintenant.

Vous pouvez vous en servir pour tartiner des crêpes, des pancakes, du pain, pour mettre dans des yaourts, comme glaçage sur des muffins, sur des tartes, ou tout manger avec les doigts, ça sera super aussi !

Continue Reading